lundi 26 janvier 2009

I'll be back !

Trois mois sans un seul mot sur mon mini-blog, quel scandale !

Cher rare lecteur, je te souhaite tout d'abord une merveilleuse année 2009, que les bonnes résolutions prises sous influence champenoise ne soient pas trop éprouvantes à tenir, que les astres vous soient favorables, que vos karmas soient désenvoutés (spéciale dédicace...).

Bientôt, de nouveaux billets palpitants (si, si !) avec des recettes de produits, peut-être la fin du journal d'un don (si j'arrive à l'écrire un jour), des recettes de cuisine, des sautes d'humeur, des coups de coeur, des riens du tout... Bref, bientôt des choses à lire, avec des lettres et tout et tout.

Un petit bisou spécial à ma baleine de cousine, qui me lit parfois : courage, ils sortent tous un jour ou l'autre !

A bientôt donc

Callie

dimanche 21 septembre 2008

Savon "Doudou l'avocat"





Quelques jours avant d'accoucher, j'ai été prise d'une furieuse envie de savonner.




Je voulais un savon pour bébé, tout doux, à la purée d'avocat, sans fragrances ni huiles essentielles. Voilà ce que ça a donné :




Savon "Doudou l'avocat"*



175g d'huile d'olive
125g de beurre de karité
100g d'huile de coco
100g d'huile de carthame
20g de lait de chèvre

110g eau (hépar)
Soude calculée pour un surgraissage à 5%
15g de lactate de sodium

à la trace :
Un demi avocat en purée
30g de lait de chèvre
10g d'huile d'avocat



J'ai ajouté le lait de chèvre dans les huiles, selon la fameuse méthode de Réo.


Après une longue cure de 6 semaines, j'ai enfin pu le tester sur la peau fragile de ma petite puce, verdict : Impeccable !!! Il est vraiment très doux, avec une mousse fine, abondante et pleine de petites bulles, et ma fille n'a pas pelé à la sortie du bain, contrairement à son habitude. Il a même un peu amélioré l'aspect de mes mains de crocodile !


Je suis tellement contente de ces savons que j'ai même tenté ma première étiquette, alors qu'ils sont destinés à un usage personnel :

ok ok ce n'est pas terrible, mais ce n'est pas grave, fière je suis !
* Une gentille copine avait proposé le désopilant "dodo l'avocado", merci à elle pour l'inspiration !



jeudi 26 juin 2008

Don d'ovocyte : faut-il le dire ?

Ce blog étant tout petit, je reçois peu de requêtes Googlesques. Celle-ci m'a pourtant interpellée : "Don d'ovocyte faut-il le dire ?"

Il va de soi que je n'ai pas la réponse universelle à cette interrogation, je ne donnerai donc que mon opinion, qui est la suivante : "oui, il faut absolument le dire". Je vais tâcher de vous expliquer pourquoi ma position est si tranchée.

Si l'on a eu recours à un don d'ovocytes, en premier lieu il me semble qu'il faut en informer les enfants issus du don et ce pour deux raisons à mon sens imparables :

Tout d'abord on ne sait pas de quoi demain sera fait, ni ce qui va nous arriver. Il me paraît indispensable de savoir que l'on a ou pas le même patrimoine génétique que nos parents. Un des enfants peut avoir besoin d'une greffe de rein, de moëlle, d'une transfusion sanguine... Il serait un peu rude d'apprendre à cette occasion que ses parents sont incompatibles physiquement.

D'autre part, je suis intimement convaincue que les enfants sentent énormément de choses, notamment quand leur arrivée dans la famille n'est pas "conventionnelle", comme c'est le cas pour un don d'ovocyte, une F.I.V., une adoption... Et que si l'on tait cette particularité, celle-ci deviendra tabou, dont la portée psychologique pourrait s'avérer plus dommageable à l'enfant que la vérité énoncée simplement.

A ces enfants il me paraît d'ailleurs indispensable de le dire dès la naissance, voire dès la grossesse, pour celles qui, comme moi, pensent que le foetus perçoit beaucoup de choses.

Le dire ensuite à son entourage proche : cela me semble indispensable si les enfants sont informés. Le dire avant le don peut en plus permettre de recevoir un soutien précieux lors des périodes de traitement et d'attente. Mais cela relève évidemment de la sensibilité de chacun, et de ses relations avec son entourage.

Voilà à mon avis les personnes à informer lorsqu'on a bénéficié d'un don.

En tant que donneuse, il me semble également important d'en parler à plusieurs personnes :

A ses enfants pour plusieurs raisons : d'abord le traitement inhibiteur puis stimulateur est difficile à masquer lorsque l'on vit avec quelqu'un : les injections quotidiennes laissent des traces sur la peau, et se ressentent dans l'humeur. Il est plus simple d'expliquer à son enfant que Maman est fatiguée parce qu'elle reçoit beauoup de médicaments, et d'en expliquer la raison, plutôt que d'éluder. Cela permet également d'expliquer les absences, si jamais le don a lieu loin de chez vous.

Ensuite, à qui en parler ? Au plus grand nombre de gens possible, bien sûr !
Il ne s'agit aucunement de se faire mousser, mais bien de porter à la connaissance du plus grand nombre un geste qui peut rendre tant de gens heureux...

Voilà mon avis sur la question, n'hésitez pas à laisser le vôtre en commentaire, ou à poser d'autres questions auxquelles je serais susceptible de répondre ;)

vendredi 13 juin 2008

La nostalgie sans le souvenir...


C'est
cette recette de Delphine, et le commentaire de Diane qui me font ce soir écrire sur un sujet qui me tient à coeur.

Ma Maman est née de l'autre côté de la méditérannée, dans la cité blanche. Elle y a vêcu les quatorze premières années de sa vie, avant de se faire expulser, mitraillette au poing.

Finie, la lumière, finie la liberté, elle allait vivre dans "son" pays, puisque les pieds-noirs étaient français... Ses parents ne se sont jamais faits à la vie parisienne... Maman jamais vraiment non plus.
Nous avons passé quasiment tous nos étés dans le Narbonnais, pour qu'elle retrouve un peu de l'ambiance de chez elle, de ces mets si particuliers, des odeurs et des couleurs. Sans jamais vraiment s'en approcher, je crois.

Si nous avons toujours beaucoup entendu parler de "là-bas", de son enfance, de ses jeux, de la guerre, des armes cachées, des fêtes données, des copains de lycée, nous n'avons jamais pu mettre d'images, nous inventant, ma soeur, mon frère et moi, une vision sans doute déformée de ses souvenirs.

Maman est déracinée, tout son être le crie, toute sa démesure le prouve, ses yeux noirs se voilent de nostalgie à l'évocation d'un goût... J'ai découvert il y a quelques années que cette nostalgie peut-être héréditaire. Je porte en moi, depuis petite, la blessure de ma mère, cette cicatrice qui ne se refermera jamais.


J'ai la nostalgie d'un pays que je ne connais pas, des souvenirs qui ne sont pas les miens, des goûts que je n'aurais pas du connaître. Je rêve de parler arabe, de cuisiner "comme là-bas" et d'emmener Maman retrouver sa maison, son enfance, ses souvenirs... Ce qui n'arrivera sans doute jamais.

mercredi 2 avril 2008

Journal d'un don d'ovocytes 1ère partie

Si le don de sperme est bien entré dans les moeurs, le don d'ovocyte reste encore méconnu, voire décrié.

C'est pour faire connaître autour de moi ce geste que j'ai décidé d'ouvrir un journal de mon don d'ovocytes, fait en juillet 2007, en Belgique.

La première fois que j'ai entendu parler du don d'ovocytes, c'était il y a environ 5 ans, sur un forum de futures mamans que je fréquentais. Une de mes cybercopines, ayant accouché de son second enfant, désirait donner ses ovocytes pour permettre à une autre femme de connaître les joies de la maternité.

Ma première réaction fut le rejet : comment pouvait-on donner des potentiels enfants de soi à d'autres femmes ? Je transposais et imaginais des dizaines de mini-Callie se promenant un peu partout, sans que je sache où. Je comprenais bien ce qui motivait cette femme à faire un don si précieux, mais ne pouvais en aucun cas m'imaginer en faire autant. Il faut dire qu'enceinte de mon premier enfant, j'étais assez loin de ces considérations !

Puis, à force de discussions avec cette copine, j'ai bien compris le principe et la façon dont les choses étaient cadrées et j'ai fini par convenir qu'il était idiot d'être pour le don de sperme et d'avoir des réserves à propos du don d'ovocytes : il s'agit après tout de la même chose, dans le même but : donner des gamètes pour permettre à un couple, ou une femme, d'avoir un enfant !

La seule différence réside dans la façon de recueillir ces fameuses gamètes... Il faut avouer que la méthode masculine est bien plus confortable !

Une fois ces réflexions abouties, il ne m'aura pas fallu longtemps pour que l'idée fasse son chemin et devienne projet. Cela faisait longtemps que je cherchais comment aider une femme dans son attente d'un enfant : je n'avais pas pu le faire pour ma soeur, je le ferais pour quelqu'un d'autre !
Après une fausse couche, l'idée de retomber enceinte m'étant insupportable, la décision fut prise : c'était LE moment que j'attendais pour me lancer.

Une histoire de presque deux ans allait commencer...

(à suivre : les premières démarches)